La menace d’une bulle immobilière à Paris persiste

Il y a 2 jours 10

Paris recule dans un palmarès international. «Une fois de plus», nous direz-vous. Sauf que cette fois-ci, c’est une bonne nouvelle. Il s’agit d’un classement des villes les plus exposées à un risque de bulle immobilière. Classée 5e l’an dernier, la Ville lumière est retombée à la 8e place, selon l’étude annuelle d’UBS. Un bémol: la capitale française est toujours dans la zone rouge (voir ci-dessous). Loin derrière Londres, New York, Moscou ou Tokyo.

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Paris est d’ailleurs l’une des rares villes passées au crible par la banque suisse qui a vu ses prix immobiliers baisser. Pour l’heure, il n’est pas question d’exode urbain mais reste à savoir si le phénomène prendra de l’ampleur dans le futur. Quoi qu’il en soit, chaque année, Paris perd une dizaine de milliers d’habitants. On a même appris ce mardi que 6000 écoliers ont quitté la ville en un an.

Les centres-villes sont devenus moins abordables et la demande s’est déplacée vers les banlieues et les petites et moyennes villes de province. «Une longue période de vaches maigres semble de plus en plus probable pour le marché immobilier des (grandes) villes, même si les taux d’intérêt restent bas», prédit Matthias Holzhey, responsable de la recherche immobilière suisse au sein d’UBS Global Wealth Management.

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Certes, les taux de crédit sont au plus bas mais les prix, malgré leur baisse ou leur stagnation, restent encore très élevés. Sans compter le fait que les banques sont de plus en plus exigeantes. Ainsi, les acquéreurs doivent disposer d’un apport de plus en plus élevé - 19,5% (!) du coût du crédit selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA (page 18) pour pouvoir obtenir un crédit immobilier et ainsi accéder à la propriété. La surdépendance du marché aux taux bas fait craindre à UBS «un arrêt brutal» de l’immobilier en cas de remontée des taux.

Pour l’heure, il n’en est pas question mais le retour de l’inflation pourrait fait ressurgir la menace. «Les taux de croissance de l’effet de levier et de la dette restent nettement inférieurs à leur niveau record», relativise UBS qui ne s’attend pas, «dans un avenir proche, à des perturbations majeures» sur le marché immobilier.

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