Immobilier: l’Essonne a la cote chez les jeunes Franciliens, pas Paris

Il y a 2 semaines 34

La banlieue a repris du poil de la bête auprès des acheteurs immobiliers. Notamment chez les primo-accédants. Ces jeunes, pour la plupart, prisent notamment l’Île-de-France qui, avec le Grand Paris et la tenue des Jeux olympiques dans 3 ans, attire plus que jamais. Sans compter bien sûr l’«effet Covid» qui a redonné de l’intérêt aux maisons individuelles.

Et le département francilien qui a le plus la cote chez les primo-accédants, c’est l’Essonne (91) avec 17% de projets immobiliers (chiffres arrêtés au premier semestre 2021), selon une étude du Crédit agricole. Savigny-sur-Orge, Massy ou encore Évry-Courcouronnes sont les trois communes du 91 qui attirent le plus les acheteurs. À l’inverse, Paris recule de plus en plus dans le cœur des jeunes: seuls 12% des primo-accédants ont décidé de poser leurs bagages dans la capitale.

» LIRE AUSSI - Crédit immobilier: pourquoi les banques gagnent-elles à tous les coups?

L’autre enseignement concernant ces jeunes acheteurs, c’est qu’ils sont de moins en moins nombreux. À tel point qu’ils deviennent minoritaires: 46% des emprunteurs contre 58% il y a un an, à la même période. De quoi gripper le marché du crédit immobilier car ces profils, pourtant très prisés par les banques, représentent généralement 20% à 25% de la production. Ces jeunes acheteurs sont âgés de 34 ans en moyenne et empruntent près de 281.000 euros - c’est 4,5% de moins qu’au premier semestre 2020 - sur un peu plus de 22 ans pour acquérir des biens anciens plus chers: 362.000 euros, soit une hausse de 1,9% sur un an.

Un apport d’environ 10%

Des prix immobiliers qui augmentent et des conditions d’emprunt plus strictes: l’accès à la propriété est de plus en plus compliqué pour les jeunes. Et comme les taux sont déjà très bas, les marges de manœuvre sont de plus en plus réduites pour eux. Ce qui nécessite d’avoir un apport d’environ 10% pour espérer pouvoir obtenir un crédit immobilier. Une condition loin d’être évidente pour ces populations qui ont rarement beaucoup d’épargne et des revenus suffisants pour se constituer un pécule important.

» LIRE AUSSI - C’est à nouveau l’euphorie sur le crédit immobilier!

Toutes catégories confondues (primo et secundo accédants), les 15e et 18e arrondissements font tout de même partie des destinations préférées des acheteurs. Preuve que l’exode parisien n’est pas encore pour tout de suite. Côté départements, ce sont les Hauts-de-Seine qui s’en sortent le mieux avec 4 villes parmi les 10 les plus prisées en Île-de-France. Le 92 monopolise le podium avec, aux trois premières places, Rueil-Malmaison qui a réussi à détrôner Boulogne-Billancourt, désormais 2e, et Colombes, à la 3e place.

Lire la Suite de l'Article