Des toits sombres interdits pour lutter contre le réchauffement climatique

Il y a 2 semaines 34

Dans une région du globe où les habitants ont déjà eu à affronter des températures suffocantes de 50°C, la sensibilité à la question des îlots de chaleur est forcément déjà forte. C’est sans doute ce qui explique que la ville de Wilton, une récente banlieue de la capitale australienne Sydney, s’apprête à interdire les toits sombres et les jardinets étriqués pour lutter contre le réchauffement climatique. Ces Australiens devront donc trouver une manière de remplacer les traditionnelles toitures d’ardoise gris foncé.

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Ce projet de Wilton prévoit la construction de 9000 maisons «anti-réchauffement» dans les années qui viennent. L’idée est d’installer des toits clairs qui réfléchissent plus la lumière, permettant ainsi de rafraîchir de manière passive le bâtiment. Une seconde mesure du plan d’urbanisme de Wilton prévoit également que les parcelles devront être assez grandes pour accueillir deux arbres adultes dans le jardin, l’un sur l’avant de la façade, l’autre sur l’arrière. Ces changements doivent participer à la lutte contre le réchauffement climatique qui préoccupe l’Australie où les températures ont déjà augmenté de 1,4° C en moyenne depuis la Révolution industrielle. Un chiffre supérieur au réchauffement global observé à travers le monde et qui se rapproche dangereusement du seuil critique de 1,5 °C, fixé par l’accord sur le climat de Paris.

9000 maisons «anti-réchauffement»

Les toits en question seront peints avec une couleur réfléchissante qui peut être un blanc tout à fait classique, ce qui peut faire chuter la température sur le toit de 40°C dans les conditions les plus extrêmes. Repeints à grande échelle, ces toits clairs pourraient réduire l’intensité des vagues de chaleur de 23% et abaisser les températures maximales ressenties sous abri de 2°C, voire plus. Quant aux arbres, ils devront aider à créer un «couloir vert», permettant à la fois d’améliorer la ventilation et d’absorber du CO2. Cette stratégie a déjà été employée avec succès par la ville colombienne de Medellín, contribuant à une baisse de la température de 2°C depuis 2016.

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