Cette villa dépassera-t-elle le record mondial du château de Louveciennes?

Il y a 1 semaine 22

Y aura-t-il quelqu’un pour payer plus de 275 millions d’euros pour s’offrir une résidence d’ultra grand luxe? Pour l’instant, ce record mondial est détenu par le Château Louis XIV de Louveciennes, une demeure contemporaine conçue par le promoteur Cogemad (qui a toujours en vente un immense palais vénitien sur les hauteurs de Cannes) et achetée par le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salman. Le challenger est un promoteur américain Nile Niami, lui aussi spécialisé dans les villas de milliardaires.

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Pour sa dernière réalisation, sobrement baptisée The One Bel Air (l’Unique dans ce quartier chic de Bel Air, voisin de Beverly Hills à Los Angeles), il a joué la démesure à l’américaine. Au point d’y laisser des plumes. Ce projet en développement depuis 10 ans devait cumuler les records de la plus grande maison privée du monde et, bien évidemment, de la plus coûteuse. À l’époque, son concepteur affichait même une ambition à 500 millions de dollars. Un chiffre qui est rapidement apparu irréaliste même aux Américains les plus enthousiastes qui évoquent désormais une étiquette de prix officieuse à 340 millions de dollars (288 millions de dollars).

Le match des surfaces

Cela fait toujours beaucoup d’argent et il n’est pas sûr que son propriétaire en tire la somme escomptée. Le bien a été officiellement mis sur le marché en début d’année mais il apparaît désormais que le promoteur est actuellement dans l’incapacité de rembourser 165 millions de dollars de dettes contractées autour de ce projet selon les médias américains. Pas sûr dans ces conditions que le record de Louveciennes soit en mesure d’être battu. Cela n’empêche pas de comparer les deux propriétés. Côté surface habitable, l’avantage est clairement américain avec près de 10.000 m² contre 5000 m² à Louveciennes. Il n’empêche que l’avantage redevient français lorsque l’on parle du terrain extérieur: 23 hectares contre 3,2 outre-Atlantique.

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Pour les prestations, les deux bâtisses ne boxent pas dans la même catégorie: le château français veut glorifier l’artisanat à la française en y mêlant le confort et la technologie actuelle là où la villa américaine joue la débauche de moyens et de prestations. D’un côté jardin à la française, plafonds peints de fresque, piscine tout en mosaïque, dorures à la feuille d’or à gogo, douves et cave à l’ancienne entièrement recréée et de l’autre, sept piscines, 42 salles de bains pour 22 chambres dont une modeste suite parentale de 510 m², un cinéma de dimensions quasi-commerciales et un garage pour 50 véhicules...

Méditation sous un aquarium

Et puisque ces propriétés s’adressent à ceux qui ont déjà tout, il faut tenter de les surprendre encore et toujours. Du côté de The One, on a ajouté un salon de coiffure (que l’on trouve déjà dans un nombre grandissant de villas d’ultra-luxe) mais aussi un fumoir avec sa cave à cigare ou encore un bowling disposant de plusieurs pistes. Mais le Château Louis XIV n’est pas en reste pour l’effet waouh grâce à son salon de méditation, sous une bulle de verre. Confortablement installé dans un canapé on peut y observer les poissons géants qui nagent dans un immense aquarium. Sans oublier la cave voûtée à l’ancienne, la fontaine façon de Versailles pilotable en son et lumière depuis son smartphone ou encore le terrain de squash. Finalement, à ce jeu du match, la France pourrait bien conserver l’avantage.

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