Ces chiffres qui montrent que les grandes villes séduisent moins

Il y a 4 jours 18

Cinq mois après le dernier confinement, bon nombre d’habitudes et de manières de faire du «monde d’avant» sont de retour, mais l’envie de s’extirper des grandes villes semble, elle, toujours présente. Les prix immobiliers ont débuté un léger rééquilibrage, les grandes villes les plus chères calant voire reculant là ou bon nombre de villes moyennes décollent. Et les choses pourraient ne pas s’arrêter là. Selon une enquête menée par Harris Interactive pour le compte de Century 21, 72% des sondés se disent attirés par les petites villes de moins de 20 000 habitants et 68% d‘entre eux confient qu’ils seraient également attirés par le fait de vivre dans une commune de zone rurale.

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Si l’aspiration à une vie rurale semble encore tenir du fantasme, seuls 27% des Français se projettent encore, selon leurs dires, dans des villes de plus de 100 000 habitants. Symbole de ce désamour: 79% des personnes interrogées déclarent ne pas être attirées par l’agglomération parisienne. Une approche que confirme une autre étude menée cette fois-ci par le site PAP. Entre 2019 et 2021, le volume de recherches immobilières concernant Paris a ainsi fondu de 25,9% tandis que celui des métropoles en général (villes de plus de 200.000 habitants) a reculé de 23,3%. De leur côté, les villes de 100.000 à 200.000 habitants régressent de 16,1% et celles autour de 50.000 habitants perdent 6,8%. Seules les petites villes et les zones rurales affichent un gain de 21,9% sur cette même période.

Rééquilibrage après la frénésie

Autre valeur sûre qui ne se dément pas depuis le début de la crise sanitaire: les maisons. En septembre 2021, elles pesaient encore 63% des recherches contre 37% pour les appartements. C’est certes un peu moins qu’en 2020 (68%) mais plus qu’en 2019 (59%). De manière générale, le site de vente entre particuliers note une forme d’accalmie et de retour à un marché plus apaisé, «un vrai rééquilibrage par rapport à la frénésie qui avait démarré en mai 2020 à la suite du premier confinement». Après avoir bondi de 48,1% entre 2019 et 2020, le volume de recherches est retombé de 36,9% entre 2020 et 2021, soit une baisse de 6,5% de 2019 à 2021.

De là à se dire que tout est perdu pour les grandes villes, il y a un pas à ne pas franchir. Les plus jeunes notamment gardent le goût de ces espaces animés selon l’étude Century 21. Les moins de 35 ans sont 49% à se dire attirés par les villes de plus de 100.000 habitants contre seulement 12% des 50 ans et plus. Par ailleurs, la diversité des activités culturelles proposées séduit 42% des sondés tout comme l’accessibilité par les transports en commun (38%). Restent de gros points noirs: le bruit que le confinement a fait apparaître plus que jamais comme la nuisance n°1 (53%), devant la pollution (48%) et l’impact sur le coût de la vie (37%).

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